En quelques semaines de **1848**, presque toute l'Europe s'embrase d'un coup. Partie de Paris, la révolution gagne Vienne, Berlin, Milan, Budapest. Les revendications se mêlent : des **libertés** (constitutions, parlements) et de l'**unité nationale** (Italie, Allemagne, Hongrie). On appelle cette flambée le « **Printemps des peuples** ».
**Février 1848 :** la révolution éclate à Paris ; chute de **Louis-Philippe** et proclamation de la **Deuxième République**.
La vague gagne **Vienne, Berlin, Milan, Venise, Budapest, Prague** : Metternich lui-même est chassé du pouvoir.
Les revendications mêlent aspirations **libérales** (constitutions, libertés) et **nationales** (unités italienne et allemande, autonomie hongroise).
Le **parlement de Francfort** tente d'unifier l'Allemagne mais **échoue** : la Prusse et l'Autriche refusent de céder leur pouvoir.
En quelques mois, la plupart des révolutions sont **réprimées** — mais elles ont **durablement affaibli l'ordre de Vienne**.
Exemple
Le **parlement de Francfort** offre la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV (1849). Celui-ci la refuse avec mépris, ne voulant pas d'une couronne « ramassée dans le ruisseau » par des députés : l'unité allemande devra attendre Bismarck.
Piège à éviter
1848 est un **échec immédiat** mais une **victoire à long terme** : les régimes répriment les révoltes, mais les idées de nation et de liberté sont désormais imparables. Ne pas la résumer à « rien n'a changé » — l'ordre de 1815 est mortellement atteint.