Histoire-Géographie — Les totalitarismes et la guerre
La Seconde Guerre mondiale
Résumé
La Seconde Guerre mondiale (1939-1945) est le conflit le plus dévastateur de l'histoire humaine, avec 60 à 80 millions de morts. Elle naît de la politique expansionniste de l'Allemagne nazie : après l'Anschluss (annexion de l'Autriche, mars 1938) et les accords de Munich (septembre 1938, annexion des Sudètes), Hitler envahit la Pologne le 1er septembre 1939, déclenchant la guerre. La stratégie du Blitzkrieg (« guerre éclair ») permet à l'Allemagne de conquérir rapidement la Pologne, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique et la France. L'armistice du 22 juin 1940 divise la France en zone occupée (Nord) et zone libre (Sud) sous le régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain, qui collabore avec l'Allemagne nazie. Le général de Gaulle, depuis Londres, lance l'appel du 18 juin 1940 et organise la France libre. Le conflit se mondialise en 1941 : l'Allemagne attaque l'URSS (opération Barbarossa, 22 juin 1941) et le Japon bombarde Pearl Harbor (7 décembre 1941), entraînant les États-Unis dans la guerre. C'est une guerre totale : mobilisation de toutes les ressources économiques, humaines et scientifiques, bombardements massifs de civils (Blitz sur Londres, bombardement de Dresde, bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki). Le tournant de la guerre intervient en 1942-1943 avec les batailles de Stalingrad (victoire soviétique décisive, février 1943), d'El-Alamein (victoire britannique en Afrique du Nord) et de Midway (victoire américaine dans le Pacifique). La Shoah est le génocide planifié et industrialisé de 6 millions de Juifs d'Europe par le régime nazi, décidé lors de la conférence de Wannsee (janvier 1942). Les camps d'extermination (Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor, Belzec, Chelmno, Majdanek) utilisent les chambres à gaz pour un assassinat de masse. Le débarquement allié en Normandie (6 juin 1944, opération Overlord) et l'avancée soviétique à l'Est conduisent à la libération de l'Europe. L'Allemagne capitule le 8 mai 1945 (VE Day). Le Japon capitule le 2 septembre 1945 après les bombes atomiques sur Hiroshima (6 août) et Nagasaki (9 août). Le bilan est sans précédent : destructions massives, traumatisme moral face à la Shoah, procès de Nuremberg (1945-1946) qui créent la notion de « crime contre l'humanité », création de l'ONU (26 juin 1945) et début de la guerre froide entre les États-Unis et l'URSS, les deux superpuissances qui se partagent le monde.