Français — Le théâtre
Le théâtre du XVIIe au XXIe siècle
Résumé
Le théâtre classique du XVIIe siècle obéit à des règles strictes : les trois unités (unité d'action, de lieu, de temps — l'action se déroule en 24 heures en un seul lieu avec une seule intrigue principale), la règle de bienséance (rien de choquant sur scène) et la vraisemblance. Corneille illustre le conflit entre le devoir et la passion dans Le Cid (1637) et Horace. Racine porte la tragédie à son sommet avec Phèdre (1677) — Phèdre déclare son amour incestueux : « C'est toi qui l'as nommé. » — et Andromaque (1667). Molière révolutionne la comédie avec des personnages types : Harpagon (L'Avare, 1668) incarne l'avarice maladive, Tartuffe (1664) la fausse dévotion, Dom Juan le libertin. Au XIXe siècle, Hugo brise les règles classiques avec le drame romantique : Hernani (1830) déclenche la « bataille d'Hernani » entre classiques et romantiques. Le héros romantique est passionné, solitaire, en révolte contre la société. Au XXe siècle, le théâtre de l'absurde (Ionesco, Beckett) remet en cause le langage lui-même. Dans En attendant Godot (1953), Vladimir et Estragon attendent indéfiniment un personnage qui ne vient jamais — métaphore de l'absurdité de l'existence. Le théâtre contemporain (XXIe s.) mêle les genres, intègre la vidéo, le cirque, la danse.